24ème édition : Une Chiottewoman dans la Chiotteam !

Rapport (anal) de stage 2018
Par ProstateGirl

Participante de longue date du mirifique festival des Moissons Rock, je convoitais depuis longtemps, et avec une certaine avidité, une place au sein de l’équipe de rêve de l’évènement, la très fameuse Chiotteteam ! Et alors que se préparait activement la 24ème édition des Moissons, quel ne fut pas mon bonheur lorsque je fus recrutée au poste de stagiaire par le Chiotteman Chef en personne !

Oui, le Chiotteman Chef ! Vous ne le connaissez pas ? Ce haut dignitaire de renom incarne ni plus ni moins que l’âme des chiottes des Moissons. Comment le décrire ? C’est un esprit charismatique de 17 ans, à peine dépucelé, dans un corps d’âge quasi canonique qui n’en coiffe pourtant pas moins au poteau ses acolytes plus jeunes, le Chiotteman Adjoint, Proutman et Vomitman, grâce à une plastique de rêve parfaitement conservée et bourrée de testostérone. 100% véridique ! Si vous ne me croyez pas, pensez à acheter notre Calendrier des Dieux des Chiottes 2019 lors de la prochaine édition des Moissons Rock. Vous y trouverez la preuve en images !

Après ce passage de brosse (à chiottes) en bonne-et-due-forme, me voilà donc assignée stagiaire dans les chiottes des mecs avec pour mission (impossible) d’en assurer seule la parfaite intendance si je veux voir mon stage validé en bout de course ! Ça ne rigole pas dans la Chiotteteam ! Le RH est sévère et il va falloir que je me décarcasse pour décrocher mon CDI ! J’arrive deux jours en avance pour aider aux dernières installations du site, tâter le terrain et recevoir les premiers éléments de ma formation. Je constate avec admiration les dernières innovations techniques mises en place par Balayetteman, notre talentueux ingénieur du génie civil. Les urijaunes de ces messieurs bénéficient à présent d’un coin pour hommes timides, avec espaces privés à l’abri des regards indiscrets. De plus, ils auront également la chance d’avoir les deux mains libres pour manier leur engin, grâce à un ingénieux système de porte-pinte.

Le Chiotteman Chef me baptise ProstateGirl. Plutôt chou, non ? Ça passe vite et nous voilà bientôt vendredi soir. Le festival commence !

Je rejoins l’équipe de la Chiotteteam, facilement reconnaissable dans son habit rose PQ dernière tendance. Constipationman, dans un habit très bien coupé de Jacques Tati (pipe incluse), me dispense ses talents insoupçonnés de barbier pour mettre en valeur ma pilosité faciale.

Je prends ensuite mes fonctions dans les chiottes des mecs avec tout le sérieux réclamé par la profession, accompagnée de Jean-Maurice, un brave god à moteur mi-souple de 17 bons centimètres qui me seconde toujours habillement en détournant l’attention des dragueurs trop pressants (en effet, les affirmations « d’accord, on baise, mais c’est moi qui t’enfile » se sont toujours révélées assez dissuasives). Alors que les premières notes (excellentes) du groupe KO KO MO (fabuleux) se font entendre, la folie chiottesque s’empare de Chiotteland.

Du côté des filles, c’est n’importe quoi. Le Chiotteman Adjoint déambule de long en large avec une cagoule caca au regard halluciné tout en dispensant les instructions d’usages aux foules féminines. Constipationman fume des trucs pas clairs dans sa pipe de Jacques Tati avec Latrineman tout en distribuant des copeaux de bois à tours de bras à des demoiselles en détresse. Bogsman et Baleyetteman clignotent à qui mieux-mieux tout en astiquant diligemment les cuvettes dans le but de conserver une propreté impeccable des toilettes entre chaque cliente. Vomitman fait des allers et retours au bar pour nous ramener des pintes. Y’a pas à dire, ça tourne rond à la Chiotteteam !

Côté mec, c’est vraiment l’apocalypse. Le sondage mis en place par l’IFOP sur le type de sous-vêtements portés dans la soirée remporte un vif succès. Ces messieurs adorent visiblement être sondés. On remarque que le port du slip kangourou est en nette perte de vitesse par rapport à son concurrent boxer, qui reste d’ailleurs largement en tête grâce à son « maintien optimal non dénué d’une certaine sexitude » (propos relevés chez les personnes interrogées). Huit personnes au total ne portent rien ce soir. Oui, oui, on a vérifié.

La répartition des messieurs dans les urijaunes entre le Coin des Timides et le Coin Gros Chibre se passe plutôt bien même si l’on constate que les timides sont de loin les plus nombreux.
Jean-Maurice se fait des tas de nouveaux potes. Normal, il est sociable, et on ne manque pas de venir lui serrer la paluche ( ?), de tenter de se le faire vibrer dans l’oreille ou encore de se livrer avec lui à des activités pornographiques absolument stupéfiantes.

Les gars sont connus pour être d’un naturel cracra et de fait, ils bouchent assez régulièrement leurs urijaunes avec toutes sortes de détritus (briquets, mégots, débris de saucisses prémachées…), ce qui me donne l’occasion de rentrer régulièrement dans le vif du sujet de ma profession en plongeant le gant dans le liquide tiède et jaune, fortement concentré en alcool. Un peu plus et on pourra s’en servir comme désinfectant !

Ah oui, et ne négligeons pas un détail d’importance dans cette organisation des chiottes : le ravitaillement à heure fixe de notre ami Jacky en petits verres à tradition, soutiens sans faille dans ce rude métier de chiotteur.  Avec tout ça, j’ai même pas eu le temps de voir le temps passer, c’est déjà la fin de la première soirée !!

Jour 2, rebelote pour le grand charivari. Ce soir, Constipationman incarne Peter Par Terre avec un brio incontestable (et des chaussures à hauts talons). Etoile montante d’Hollywood, il passera sa soirée accroché au plafond de la tente de la chiotteteam à envoyer des toiles d’araignée dans les yeux des visiteurs avant de risquer la mort en se faisant étrangler par un parfait psychopathe.

Une demoiselle aussi charmante que brillante se fait sacrer « Reine des Chiottes» après avoir pissé « par mégarde » dans son gobelet de sciure.
Deux parfaits débiles imbibés profitent d’un moment d’inattention dans les chiottes des mecs pour ouvrir des glory holes dans les bâches extérieures et pisser à travers. Impardonnable faute professionnelle… Ca m’étonnerait que le Chiotteman Chef me valide mon stage après ça.

Jean-Maurice est victime de viols à répétition. La situation échappe totalement à mon contrôle ! Des jeunes gens font la queue pour savoir qui sera nommé « Champion de la gorge profonde ». Finalement, nous aurons un gagnant, un jeune homme d’un talent incontestable qui réussira à s’enfourner les 17 cm de Jean-Maurice jusqu’au trognon. Pour la peine, le Chiotteman Chef, tout ému d’une telle performance, lui remettra son T-Shirt rose personnel sentant encore la sueur et le musc.
Zut, avec tout ça, pas eu le temps d’écouter la musique… Pourtant Nâaman semble bien faire bouger le public. Mais bientôt j’abandonne lâchement mon poste pour me ruer au pied de la scène car voilà Ultra Vomit et ça, faut pas rater, nom d’une pipe (pardon Jean-Maurice) ! Franche rigolade et pogotage de maboul avec ce groupe exceptionnel, qui renomme momentanément le festival en « Moissons Métal ». Et en prime, pour bien conclure la soirée, je me casse le nez ! C’est bien fait !

Les potos de la Chiotteteam, c’était trop la classe de bosser avec vous, je vous embrasse bien amicalement où ça vous vous chante (mais faisez gaffe, il paraît que j’ai de la barbe et ça pique) et sur ce, vivement les prochaines Moissons !

Prostategirl

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